Dossier technique GIC
Comprendre la méthode CM
Du choix du support à l’interprétation du rapport : le détail du contrôle d’humidité à la bombe à carbure.
La méthode CM
Mesurer l'eau dans la matière, pas à sa surface.
Un échantillon est prélevé dans l'épaisseur du support, puis broyé et pesé. Il est placé dans une bouteille étanche avec une ampoule de carbure de calcium.
En agitant la bouteille, l'eau de l'échantillon réagit avec le carbure et produit un gaz. La pression qui en résulte est convertie avec le barème ou réglage adapté à l’appareil et à la masse pesée. Le résultat est exprimé en % CM.
Le résultat s'interprète au regard du support (ciment, anhydrite…) et du revêtement prévu : il n'existe pas de seuil unique valable pour tous les cas. Une mesure ponctuelle ne recherche pas à elle seule la cause de l’humidité et ne remplace pas une expertise globale.
- Prélèvement
Un échantillon décrit une zone du support, pas tout le chantier.
- Préparation & pesée
La masse et la préparation suivent la notice du modèle utilisé.
- Réaction au carbure
L’eau de l’échantillon réagit avec le carbure de calcium et produit de l’acétylène.
- Lecture de pression
La lecture respecte les conditions et le temps prévus par le constructeur.
- Résultat en % CM
Le barème ou réglage correspondant à la masse et à l’appareil fournit la valeur CM.
La mesure n'est pas un diagnostic de conformité : elle documente un état.
Sur site
Les gestes du contrôle CM, filmés pendant l'intervention.
Extrait de 12 secondes tourné lors d'un contrôle GIC : le prélèvement dans le support, la pesée de l'échantillon, puis la préparation du matériel de mesure.
- 01
Prélèvement
Un foret traverse le support ; la poudre extraite est recueillie puis dépoussiérée.
- 02
Pesée
L'échantillon est pesé avant d'entrer dans la bouteille : la masse conditionne la lecture.
- 03
Matériel de mesure
La bouteille étanche, l'ampoule de carbure et le manomètre sont préparés sur place.
Aucune valeur CM n'est déduite de cet extrait : la lecture dépend de la masse pesée, de l'appareil utilisé et de la nature du support.
Choisir la bonne mesure
Le bon outil,
pour la bonne question.
Repérer une zone, mesurer un échantillon et rechercher l’origine d’un désordre sont trois objectifs distincts. La méthode dépend de la question posée et des prescriptions applicables.
Ce qui est mesuré
Une réaction chimique sur un échantillon pesé
Intérêt
Mesure localisée exprimée en % CM, lorsque les prescriptions du chantier retiennent cette méthode.
Limites
Prélèvement destructif et protocole strict. La mesure ne représente pas automatiquement l’ensemble du support.
Le matériau compte
Tous les matériaux
ne se lisent pas de la même façon.
Liant, mode de mise en œuvre et vitesse de séchage ne sont pas des catégories équivalentes. Une fiche produit aide à identifier le support réellement contrôlé.
Décrire mon support- CimentUn type de liant
- L’interprétation dépend du système de chape et des exigences de la finition. Identifier le produit et les documents de pose avant de conclure.
- Sulfate de calciumSouvent appelé anhydrite
- Ce liant ne s’interprète pas comme le ciment. Retrouver le produit, son DTA ou ses prescriptions techniques et le système de revêtement prévu.
- Fluide / traditionnelleUn mode de réalisation
- Ces appellations ne suffisent pas à identifier le liant. Une chape fluide peut notamment être ciment ou sulfate de calcium : demander sa référence.
- À séchage rapideUn système spécifique
- Un délai annoncé ne remplace pas les conditions d’acceptation du fabricant. Les formulations particulières peuvent demander une méthode ou une lecture spécifique.
- Murs & maçonneriesDes matériaux minéraux
- La compatibilité du matériau avec le protocole de mesure se vérifie avant l’intervention. L’interprétation tient compte de sa nature, de son épaisseur et de son exposition.
Références d’interprétation
Selon le chantier : NF DTU applicable au revêtement, DTA / Avis Technique en vigueur de la chape, prescriptions du fabricant du support, de la colle et du revêtement. Leur version et leur domaine d’emploi doivent être vérifiés. Aucun seuil chiffré n’est transposé ici sans ce contexte.
La fiabilité commence avant la lecture.
Points & échantillonnage
Identifier le matériau et choisir des zones pertinentes. Documenter la profondeur lorsqu’elle est connue ; ni masse ni profondeur ne sont universelles. Limiter les échanges d’humidité lors de la préparation.
Réseaux & prélèvement
Repérer les réseaux et les zones de prélèvement prévues, notamment avec un chauffage au sol. En cas de doute, adapter ou reporter le prélèvement plutôt que risquer de percer une canalisation.
Appareil & sécurité
Respecter la notice : préparation, masse, étanchéité, agitation et temps de lecture. Le carbure réagit avec l’eau et produit de l’acétylène inflammable : manipulation par un opérateur formé, loin des sources d’ignition et selon les consignes de sécurité.
Les applications du contrôle CM
Sols et chapes
Contrôle de l’humidité résiduelle des supports avant travaux ou avant la pose d’un revêtement : chape ciment, anhydrite, dalle béton. Le résultat se confronte aux prescriptions du système de pose, de la colle et du revêtement.
Murs et maçonneries
Mesure de l’humidité des matériaux minéraux compatibles avec le protocole retenu. La compatibilité du matériau avec la méthode est vérifiée avant l’intervention.
Après un dégât des eaux
Contrôle de l’humidité des matériaux et documentation de leur évolution, sans confondre cette mesure ponctuelle avec la recherche de fuite ou une expertise globale du bâtiment.
Construction et rénovation
Mesures permettant d’apprécier l’état d’humidité des matériaux dans le cadre d’un projet de construction ou de rénovation.
Suivi d’assèchement
Mesures ponctuelles destinées à documenter l’évolution de l’humidité résiduelle, avec des points et des conditions comparables d’une visite à l’autre.
Déroulé
Les étapes d'une intervention
- 01
Demande
Vous décrivez le chantier, votre problématique, le support concerné et les surfaces à contrôler.
- 02
Préparation
Les informations disponibles permettent de prévoir les emplacements, le nombre de points et les précautions concernant les réseaux.
- 03
Sur site
Les prélèvements et mesures sont réalisés selon le protocole de l’appareil, avec relevé des conditions utiles.
- 04
Analyse
Les valeurs, la nature du support et les informations de prélèvement sont consignées pour leur interprétation.
- 05
Rapport
Un document restitue les résultats, observations et limites, selon le contenu de la prestation commandée.
Les modalités exactes sont définies avec GIC avant intervention. Une conclusion de conformité nécessite des prescriptions identifiées et une mission adaptée.
Préparer votre chantier : FAQ des chantiersLe rapport
Des mesures qui laissent une trace.
Le contenu est adapté à la mission. Il présente les mesures et leur contexte, sans se substituer aux prescriptions du fabricant du revêtement.
- Identification du chantier et date d'intervention
- Nature du support déclarée ou constatée, revêtement envisagé
- Plan ou description des points de prélèvement
- Masse des échantillons et profondeur de prélèvement, lorsqu’elle est connue
- Valeurs mesurées en % CM pour chaque point
- Photographies des prélèvements et des lectures
- Observations, conclusions et limites du contrôle
GIC Assèchement · Groupe GIC
Rapport de mesure
HUMIDITÉ RÉSIDUELLE / MÉTHODE CM
- Chantier
- —
- Date
- —
- Support
- —
- Revêtement
- —
Simulation de présentation — aucune mesure réelle
| Point | Zone | Masse | Prof. | Valeur CM |
|---|---|---|---|---|
| P1 | — | — | — | — % CM |
| P2 | — | — | — | — % CM |
| P3 | — | — | — | — % CM |
| P4 | — | — | — | — % CM |
- Photographies anonymisées
- À renseigner selon la mission et les données relevées.
- Observations techniques
- À renseigner selon la mission et les données relevées.
- Conclusions et limites
- À renseigner selon la mission et les données relevées.
Modèle de présentation : les valeurs sont renseignées uniquement après mesures réelles sur chantier.
Ce que ce document ne fait pas
- Il n'établit pas de seuil unique : l'interprétation dépend du support et du revêtement prévu.
- Il ne remplace pas les prescriptions du fabricant du revêtement.
- Il ne constitue pas automatiquement une attestation de conformité ou une expertise judiciaire.
